de Louise Penny

 

Quel dépaysement (pas si fréquents dans la littérature policière) de rejoindre nos cousins du Québec, leurs saveurs culinaires et la nature admirablement décrite ! Le commissaire Gamache est toujours aussi fin observateur : le voici confronté aux silences et aux secrets d'une riche famille. Les personnages sont tragi-comiques, détestables ou émouvants. Une agréable lecture.

Nathalie

 

 

de Jô Soares

 

La toile de fond pourrait être dramatique : c'est sans compter le talent de l'auteur qui détourne les codes du genre policier et ajoute au suspense un ingrédient : l'humour, noir bien sûr, ainsi que des personnages hauts en couleur. Un régal pour nos papilles littéraires.

Nathalie

 

de Erri de Luca

 

De sa plume légère, Erri de Luca nous transporte dans les Alpes italiennes, à la suite d'un chamois près du déclin et d'un braconnier proche de la retraite. L'auteur confronte ces deux solitaires dans une langue précise et impeccable. Simpliste ? Mièvre ? Ne vous y fiez pas, le conteur est imparable et le papillon pèse son poids.

Maud

 

 

 de Christian Bobin

 

Pas de grands mots ici, seulement des mots simples pour rendre un clair hommage au Très-bas François d'Assise dans sa concrète sainteté. Comme toujours chez Bobin, nous nous trouvons en face de la lumière. Le Très-bas est un livre gai, essentiel, invincible à l'image de son sujet. Révérence !

Maud

 

de Laura Kasischke

 

L'écrivaine est comparée quelquefois à Stephen King. A juste titre. Une tempête de neige empêche les invités de Holly de se rendre chez elle le soir de Noël. Holly est mère d'une adolescente Tatiana, adoptée en Sibérie. Tatiana a un comportement étrange. De nombreux retours en arrière éclairent la tragédie qui s'est jouée dans cet orphelinat. Le passé éclaire la malédiction qui pèse sur toute la famille.

Annie

 

de Alice Munro

 

Prix Nobel de littérature 2013, Alice Munro allie classicisme et finesse d'analyse psychologique. Dans le recueil cité, la nouvelle La vierge albanaise est l'histoire en abyme d'une jeune cliente amie d'une libraire. Cette cliente, malade, raconte sur son lit d'hôpital un conte aventureux qui met en scène un moine, une tribu montagnarde, un enlèvement... Un récit à tiroirs, picaresque et malicieux.

Annie

 

de Sorj Salandon

 

Le quatrième mur est une expression qui désigne un écran imaginaire qui sépare l'acteur du spectateur. Dans Le quatrième mur, le narrateur, Georges, tente de monter à Beyrouth une représentation unique de l'Antigone de Anouilh, dans laquelle Créon serait chrétien, Antigone palestinienne, Hémon serait Druze. Une heure de répit. Une plongée bouleversante dans la guerre du Liban, une lecture profondément marquante, un texte dont le Prix Goncourt des lycéens est encore une fois amplement mérité !

Alexandra

 

de Pierre Le Maitre

 

La France de l'après-guerre 14-18 souhaite honorer ses morts sans faire cas de ses gueules cassées. Deux anciens poilus se rappellent au bon souvenir de la patrie. Le roman met en évidence l'histoire d'un pays qui cherche à oublier, honorer ses morts et à se reconstruire. Le roman, drôle, triste et bien écrit, nous captive jusqu'au bout.

Samia

de Hélène Grémillon

 

Psychiatre de renom, Vittorio Puig, accusé de tuer sa femme, sollicite Eva Maria, sa patiente, pour l'aider à prouver son innocence. Une enquête nous plonge dans les heures sombres de l'Argentine. L'auteur raconte, avec finesse, l'histoire dans ce roman à l'écriture captivante. L'écrivaine, qui s'est inspirée de faits réels, en a fait un magnifique roman.

Samia

de Marie Ndiaye

 

Malika ou Clarisse ? Les deux prénoms de l'héroïne de Marie Ndiaye jouent à cache-cache. Ils témoignent de la difficulté pour la jeune métisse de construire son identité et les fondations de son bonheur. De Bordeaux à une improbable ville africaine, en passant par la Suisse, la malédiction maternelle va entraîner Malika/Clarisse loin de la vie paisible à laquelle pourtant elle aspire de tout son cœur.

Annie